Voici la pilule du futur: une petite pilule extrêmement contrôlée appelée Modafinil, considérée par la plupart des scientifiques comme la pilule du futur. Ce médicament est à la base utilisé pour les gens atteints de narcolepsie, engendrant un désordre du sommeil, mais permet aussi à une personne normale de pouvoir dormir moins, tout en n’ayant aucun réel effet secondaire, il suffit de garder une alimentation saine et de faire de l’exercice normalement. Ce médicament permet au sommeil d’être plus régénérateur donc une personne normale qui doit dormir 8 heures par nuit pour être fonctionnelle, grâce à ce médicament peut ne dormir que 4 ou 5 heures à chaque nuit et avoir le même état d’esprit et physique. De plus, il augmente les facultés de la mémoire. Cependant, ce médicament est extrêmement contrôlé donc pas disponible au public.

Modafinil

J’avoue être moi-même attiré par ce produit. Considérant le sommeil comme étant un gaspillage de temps, raccourcir celui-ci pourrait nous amener à gagner environ 10 à 15 ans de notre vie. Phénoménal n’est-ce pas? Surtout que dans notre société, pour réussir il faut être de plus en plus performant, est-ce la une solution potentielle à la réussite? Est-ce réellement la pilule du futur pour une génération qui se doit de produire de plus en plus?

 

Pour les curieux, ce médicament n’est malheureusement pas disponible sur le marché, ni sur Ebay, ni dans tout autre magasin. Seulement sur prescriptions extrêmement contrôlées pour les hommes d’affaires importants. Dossier à suivre.

 

 

Voici deux liens intéressants sur le sujet, seulement en anglais par contre.
http://www.newscientist.com/channel/health/mg18925391.300.html

http://www.pslgroup.com/dg/101ede.htm

Silent hill movie

Silent Hill… série de jeux développée par Konami et révolutionnaire par l’ambiance d’horreur qu’elle à su créer autour de ce nouveau type de “survival-horror” et la psychologie qui englobe le jeu (frissons garantis), et surtout qui a su faire perdurer ce “je ne sais quoi” qui nous fait entrer dans le jeu, jusqu’au 4ieme chapitre qui fut tout aussi populaire et bien accueilli que le premier. Suite au grand succès de cette série de jeux, il fallait évidemment s’attendre à une version cinématographique du genre Resident Evil qui a été remis entre les mains de Christophe Gans. Cependant, le problème était que la suite de jeux n’a pas réellement de lien concret entre les 4 titres. Seule l’ambiance effroyable qui y règne était aussi bien reproduite dans les 4, sans toutefois avoir une histoire à suivre de chapitre en chapitre. Il devenait donc risqué de faire un film regroupant la totalité de l’œuvre produite, ce qu’ils ont tenté de faire. Selon moi le résultat est un film ou l’ambiance d’horreur est assez bien reproduite, cependant moins que dans les jeux. Ce qui est compréhensible puisque dans un film de moins de deux heures, il est impossible de mettre le spectateur à la place du personnage principal contrairement à ce qu’on peut créer dans un jeu, qui dure beaucoup plus longtemps et où on a le temps de nous faire approprier le personnage principal et d’avoir l’impression d’influencer l’histoire. De plus, l’histoire est trop compliquée, par le fait qu’ils ont tenté de regrouper l’histoire des 3 premiers chapitres et de n’en faire qu’une seule. Dans les jeux, il nous faut une dizaine d’heures pour bien discerner la totalité du scénario alors regrouper 3 de ceux-ci et tenter de les faire comprendre en moins de deux heures me semble un projet beaucoup trop ambitieux.

 

Fait surprenant, il semblerait exister un vrai Silent Hill à Centralia en Pennsylvanie… du fait que la ville est construite sur une mine de charbon qui a pris en feux et brule toujours, ce qui l’a transformé en ville fantôme. Réalité ou création de l’équipe de Silent Hill pour donner un effet plus dramatique au film? À vous de juger.

 

http://www.offroaders.com/album/centralia/Silent-Hill.htm

 

Real silent hill

 

Donc, je crois que ce film cible sa clientèle en ceux qui ont suivi et passé à travers la série de jeux, la où l’histoire prend tout son sens, surtout quand on connait bien l’univers de Silent Hill. Pour le reste, Silent Hill reste un film d’horreur visuellement très bien fait (on reconnait le style “Silent Hill” dans les monstres toujours aussi effrayants et déstabilisants, l’ambiance et l’environnement à faire frémir) mais dépourvu de sens. Était-ce l’effet recherché par les créateurs, soit donner un bonbon de plus aux amateurs? Parce que si leur but était d’aller chercher une nouvelle clientèle, quant à moi ils se sont réellement plantés. Un nouveau jeu est en préparation, Silent Hill 5, qui semble se baser sur l’univers du film, espérons qu’il sera aussi bon que les 4 premiers.

Silent hill

Rockstar                         Redbull                       Guru

Ces petites boissons souvent à l’allure excentrique composées principalement de sucre, de caféine et de quelques herbes aux propriétés diverses, qui promettent énergie pour le corps et l’esprit et une concentration accrue, ont connues une ascension fulgurante lors des dernières années. Bien que leurs vertus ont été prouvées, ce qui m’inquiète c’est plutôt l’utilisation ou la surutilisation que la population en fait. Dans les épiceries et les dépanneurs, les marques ne cessent de se multiplier et les boissons énergisantes ont maintenant une place importante dans les étagères. Il existe même des distributrices de boissons énergisantes dans certains restaurants. Les gens achètent de plus en plus de ces boissons et selon moi, pour plusieurs, ne l’utilisent pas à bon escient. On voit de plus en plus de jeunes prendre des boissons énergisantes en quantités surprenantes (jusqu’a 4 ou 5 cannettes de gros formats par jour) alors qu’ils ne font rien de leurs journées. Comme le dit l’étiquette, ces boissons apportent de l’énergie au corps, soit des calories. Cependant, ces calories doivent être utilisées par le corps. Ce n’est point le cas pour les gens qui se gavent de ces produits alors qu’ils sont assis toute la journée à ne rien faire, que ce soit à l’école ou sur le divan. De plus, je vois plusieurs étudiants qui ne peuvent plus se lever le matin sans avoir une boisson énergisante à la main. Parlons-nous ici d’une dépendance qu’occasionne ce produit? C’est fort possible vu sa haute teneur en caféine. En moyenne, les boissons énergisantes contiennent 80 mg de caféine et 37,5 g de sucre par portion de 250 ml, ce qui est très considérable par rapport aux quantités suggérées par jour pour un organisme normal.

Monster

 

Ces boissons sont conçues soit pour les sportifs ou les personnes devant travailler beaucoup et par le même fait, raccourcir leurs temps de sommeil, ce qui peut occasionner une perte de concentration à mesure que la journée avance. Donc, selon moi, les gens abusent de ces produits dans des circonstances ou ils ne devraient pas être utilisés. Il est normal de ressentir une certaine fatigue le matin en se levant.

 

 

Cette utilisation est-elle due à une bonne mise en marché et une bonne publicité du produit ou bien à une société dont le rendement et la production intensive est primordiale et qui cherche par tout les moyens à augmenter sa productivité, ou bien à une société qui se voit des « bobos » partout donc qui se met à ressentir une fausse fatigue chronique à force d’abuser de ces produits ?

Suite à la lecture de cette nouvelle intitulée “L’ONU alarmée par les progrès du clonage” qui pose une des problématiques du clonage, j’en suis venu à me demander si l’être humain, telle l’oeuvre d’art, a une aura et s’il peut la perdre.

 

Nous devons d’abord définir ce qu’est l’aura. D’après l’essai de Walter Benjamin publié en 1935, L’Oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, l’aura serait l’aspect unique d’une oeuvre, l’emplacement, le temps, le vécu de l’oeuvre qui lui profèrent un aspect unique et mystique quand on se trouve en sa présence. Cet aspect, toujours selon la théorie de Benjamin, aurait peu à peu disparu suite à la venue de l’imprimerie, de la photographie et encore plus de nos jours grâce aux scanneurs, à internet, à la production de masse, aux retouches et aux reconstructions possibles des oeuvres d’art, etc. En voyant ses oeuvres répétitivement, en photographie, et même souvent hors contexte, l’oeuvre perd l’effet qu’elle est censée nous donner, l’expérience qu’elle doit nous faire vivre.

 

Dans cette nouvelle, on dit que l’ONU s’inquiète sur le fait que plusieurs pays ne votent pas de lois anticlonage envers les animaux et l’être humain, ce qui m’amène à me poser la question suivante : telle l’oeuvre qui semble de plus en plus perdre son aura suite à la venu de nouvelle technologie, est-ce que l’homme est lui aussi doté d’une telle aura et serait-elle menacé avec le clonage dit reproductif?

 

Conséquemment au clonage, il serait possible de recréer plusieurs fois physiquement la même personne. Cependant, les scientifiques s’entendent à dire qu’il est impossible de produire deux êtres identiques puisqu’une personne n’est pas seulement et totalement définie par les composantes de son génome.

 

Il pourrait donc devenir possible pour une entreprise dans laquelle plusieurs employés ont une tache physiquement très éprouvante, de dupliquer l’employé le plus désigné à cet effet (le plus robuste par exemple) et par ce fait avoir une masse de travailleurs physiquement tout identiques et optimisés pour cet emploi.

 

Il serait possible aussi avec ses découvertes de décider de l’apparence de notre enfant avant sa naissance. Nous pourrions donc avoir une population majoritairement correspondante aux idéaux de la société. Dans ces deux cas, suite au clonage, ferions-nous face à une perte de notre sensibilité face à la rencontre d’une personne.

 

La question se pose, aurions-nous droit à une perte de l’aura chez l’être humain, si elle existe bien sûr. Par ce fait, suite à l’abondance de certains physiques qui domineraient notre société, pourrions-nous perdre ces sentiments et émotions que nous éprouvons lorsque nous rencontrons certaines personnes, que l’on aime ou que l’on déteste, que l’on trouve belle ou laide, mais qui nous font réagir? Pourrions-nous devenir insensibles aux personnes qui nous entourent tel nous devenons insensibles aux plus grandes oeuvres qui ont marqué notre civilisation?

FakeOrPhoto

De nos jours, avec l’avancement de la 3D, des programmes de 3D et de graphiques accentués par le talent de certains artistes, nous avons droit à des oeuvres ou il est très difficile de distinguer si c’est une image de synthèse ou une photo. J’ai récemment vu sur un forum une image dont le sujet était : photo ou 3D. Malheureusement, je n’ai pu retrouver l’image, mais c’était assez troublant. C’était un paysage et l’auteur nous demandait si, de notre avis, c’était une photo ou une image de synthèse. J’aurais opté pour la photo, mais certaines personnes avaient réussi à trouver quelques imperfections au niveau des ombres et des couleurs qui laissaient penser que c’était une image de synthèse. Mais, est-ce que la nature est réellement parfaite? Certains phénomènes de la nature sont toujours inexplicables et extrêmement complexes alors, je crois, que même sur une photo, certains professionnels pourraient trouver des erreurs qui laisseraient supposer que c’est une image de synthèse.

 

Ce qui m’inquiète c’est avec le perfectionnement des programmes et des méthodes permettant de réaliser ces images de synthèse, irons-nous jusqu’à créer une fausse réalité imperceptible, du 3d indiscernable de la vie réelle? Cela pourrait être bénéfique à certains points de vue par exemple au cinéma… plus besoin de payer certains acteurs des millions et des millions par film. Il s’agirait seulement de créer un acteur synthétique qui ne demanderait rien et qui serait à tout point modifiable selon les désirs.

 

Mais, penchons-nous sur les problèmes que cela pourrait occasionner. Comment définir si ce que nous voyons à la télévision est réel ou non? On pourrait voir les états unis exploser sans savoir si c’est réel ou non. Comment savoir si une personne à la télévision est réelle ou non (petit clin d’oeil au film Simone) etc. Le pouvoir des médias deviendrait alors soit énorme, en pouvant nous faire croire facilement des choses qui ne sont pas réelles, soit anodin, du fait que personne ne s’oserait à croire des choses qu’ils ne savent ni vrai ni fausses.

Ceci sera peut-être un tournant radical dans notre futur si la technologie continue de se perfectionner.

En guise d’exemple, voici quelques liens qui vous jetteront par terre à coup sûr!

Un peintre spécialisé dans le réalisme

Un petit site pour savoir si vous avez l’oeil pour différencier la photo du 3D.

Deux tutoriels photoshop (wow!) 12

Photoshop2 Photoshop1 FakeOrNot

J’ai récemment vu à la télévision une émission qui montrait tous les “vidéos de l’heure” sur Youtube et autres sites du genre. Ça m’a porté à réfléchir à ce sujet. Tout le monde a entendu parler de la vague Jackass. Cette bande d’éternels adolescents qui font des cascades ridiculement dangereuses ou bien des choses dégoutantes que la majorité des gens n’osent même pas penser faire afin de se rendre populaire. Ce qui m’inquiète c’est la combinaison des deux phénomènes. Avec Youtube qui permet à monsieur et madame tout le monde d’afficher ses exploits, nous avons accès à un nombre phénoménal de vidéos tout genre. Le problème est que Youtube permet un accès facile à la popularité. Il s’agit d’avoir une idée nouvelle, drôle et/ou impressionnante, une caméra pour la filmer et un compte gratuit à Youtube et le tour est joué. La où cela devient dangereux c’est que plus ce phénomène se développe, plus il en faut aux spectateurs pour les impressionner. Donc il en faut en faire plus pour devenir populaire.

 

La question est : où cela s’arrêtera-t-il? Il y a eu au début les phénomènes de “Star wars kid” et “Numa Numa” qui mettait des personnes “spéciales” dans une situation cocasse. Mais maintenant qu’est-ce que ça prend pour impressionner la population? Une fois que tout a été fait, tout a été vu, il ne reste à la population qu’à trouver des choses plus extrêmes à filmer afin de toucher ou d’impressionner les gens. Il y a donc ici un effet de banalisation sur la population. La population grâce à ce média s’habitue et n’a plus aucune réaction face à des évènements extrêmement choquants. Comme exemple, il y a quelque temps, la pendaison de Saddam Hussein a fait son apparition sur Youtube. Quelques jours plus tard, j’entendais un jeune garçon d’environ 10 ans dire à sa mère : “J’ai vu la pendaison sur internet… c’était cool!”. Comment un acte censé être traumatisant, sinon au moins choquant peut devenir un divertissement pour des enfants?

 

Je crois donc que des sites comme YouTube amènent une banalisation des sujets durs, impressionnants et choquants. Plus les gens en voient, moins cela les touche. La question à se poser est : aura-t-on droit à une nouvelle génération insensible? De plus en plus extrémiste pour tenter de toucher les gens, de se sentir spécial, d’être reconnu ou de se démarquer du lot? Une génération ayant eu comme modèle une fausse réalité par des médias de plus en plus grand, de plus en plus fort, de plus en plus influent, en venant presque jusqu’à élever nos enfants?

Le groupe anglais RadioHead qui est l’un des groupes de musique les plus populaires au monde, surtout en Europe, a récemment annoncé la sortie de son nouvel opus, In rainbows, qui sera disponible en téléchargements seulement sur leur site www.inrainbows.com . Jusque-là, rien d’extraordinaire puisque de nos jours, la plupart des œuvres sont disponibles en téléchargements, bien que le fait qu’il ne soit disponible seulement qu’en téléchargement soit quelque peu discutable. Ce qui retient l’attention c’est qu’en l’achetant, puisqu’il est disponible en préachat, ils nous annoncent que pour le prix, c’est comme nous voulons. Nous pouvons donc décider du prix que nous achetons le CD soit entre 0.1 livre et 99.9 livres soit 0,2$ à 200$ canadiens. Est-ce la une tactique pour ce groupe déjà plus que millionnaire afin de contrer le piratage et le téléchargement afin de faire mousser ses gains, un gros coup de publicité ou un geste qui perpétue leur avant-gardisme et leur goût de l’exotique? Commençons tout d’abord par étudier le phénomène du piratage et du téléchargement.

 

 

RadioHead

 

De nos jours, qui n’a pas de chansons mp3 téléchargées ‘illégalement’ sur son ordinateur? Illégalement entre parenthèses puisque selon la loi, toute personne téléchargeant des fichiers accessibles sur des logiciels peer-to-peer ou sur internet n’est pas dans l’illégalité puisque qu’il ne fait qu’utiliser un service à sa disposition qui n’est pas créé à la base pour le piratage. La seule personne dans l’illégalité est celle qui pirate les fichiers et qui les rend à la disposition de tous sans l’autorisation de la personne ayant créé “l’œuvre”. Ceci est un sujet chaud dans l’actualité puisqu’il n’y a aucune solution efficace à 100%. Toutes les solutions potentielles ont vite été contournées par les failles qu’elles occasionnent. L’échange de fichier et d’informations est un des buts principaux d’internet et il est très difficile de discerner et de bloquer tous les transferts incluant des fichiers illégaux. Nous avons eu le premier exemple flagrant avec Napster, premier logiciel d’échange de fichiers populaire (surtout utilisé pour le trafic de musique), qui, après s’être fait reprocher par la loi d’avoir un trop grand taux de fichiers illégaux en circulation, avait interdit tous les fichiers comprenant un nom d’auteur ou de chansons qui n’avaient pas été autorisées. Quelques jours plus tard, la plupart des œuvres ayant été bloquées par ce processus étaient revenues avec seulement une petite variante dans le nom, lui permettant d’être remis dans le trafic. Par exemple, les chansons du groupe RadioHead se retrouvaient sous le nom de RadioHeed. Un peu plus tard, Napster fût obligatoirement fermé ce qui régla le problème d’échange de fichiers illégaux. Cependant, plusieurs logiciels ont tôt fait de reprendre le flambeau et nous avons eu la naissance depuis ce temps de plusieurs logiciels du même genre. Aujourd’hui, Napster est revenu, mais est maintenant payant. Nous pouvons donc télécharger la plupart des chansons que nous voulons légalement, mais en les payant. Les démarches qui doivent pour interdire un logiciel de ce genre sont très rigoureuses et fastidieuses du fait que ce thème est très discutable sur le fait de sa légalité ou non puisque ces logiciels sont faits pour que deux utilisateurs puissent s’échanger de l’information facilement. Ce serait comme interdire les gens de s’échanger des objets dans le but d’interdire le trafic de drogue. De plus, pour le temps que ça prend interdire un logiciel de ce genre, il y en a 5 qui ont le temps de naitre. Il devient donc impossible de contrer ce problème en interdisant les logiciels d’échange de fichier. La deuxième solution logique est de tenter d’arrêter les “Hackers”, ceux qui piratent les fichiers et les rendent disponibles à tous. Déjà plusieurs pirates ont été sanctionnés à plusieurs milliers de dollars d’amendes et même à la prison. Cependant, il est souvent difficile de retracer ces fichiers à la source et de retrouver ces “hackers”. Ils sont d’autant plus nombreux qu’il est impossible de tous les intercepter.

 

Nous en venons alors aux artistes qui tentent eux-mêmes de contrer le problème. Il ne faut pas se cacher que l’industrie accapare un grand pourcentage des gains des artistes. Aurons-nous droit à une vague d’artistes indépendants créant et vendant eux-mêmes leurs produits. C’est ce que pousse à penser l’action de RadioHead qui, après avoir quitté sa maison d’édition, se retrouve à vendre son propre produit sur internet à des prix qui peuvent être ridiculement bas comparés aux autres artistes qui doivent donner un pourcentage à leur maison de disque, à leur distributeur, aux magasins, aux vendeurs, etc. L’indépendance des artistes est alors permise grâce à ce même phénomène qu’est internet. Nous en venons donc à nous demander si internet est une bonne chose ou une mauvaise chose pour l’industrie de la musique. Il permet le piratage, mais il permet aussi l’indépendance des auteurs et une forte publicité. Certaines études tendent à montrer que les personnes téléchargeant massivement de la musique sont aussi les meilleurs acheteurs. C’est logique si on suit la théorie qu’en téléchargeant, une personne peut découvrir plusieurs artistes dont il n’aurait de toute façon probablement jamais acheté le produit puisqu’il lui serait resté toujours inconnu. Internet permet donc, en téléchargeant gratuitement, la découverte de plusieurs produits. Il y a aussi le fait que si une personne télécharge la musique d’un nouveau groupe et se trouve à l’aimer, le nombre de spectateurs aux spectacles de ce groupe risque d’être radicalement augmenté même si par le même phénomène leurs ventes de disque risquent d’être diminuées.

 

Pour en revenir à RadioHead, cette tactique fait beaucoup appel à l’éthique des gens à savoir s’ils vont y aller pour le prix le plus bas ou pour un prix qu’ils considèrent raisonnable pour un artiste. Il y a cependant une problématique qui s’y ajoute. Ce n’est pas tout le monde qui a un ordinateur et qui a accès à internet. On parle ici des gens dans les pays sous-développés ou de personne d’un certain âge. Il y a aussi la perte des documents originaux. Une personne peut-elle se plaindre si son disque dur brise quelque temps après avoir acheté les chansons? Ceci pourrait aussi permettre une vague de producteurs illégaux qui produirait le CDs massivement avec une pochette d’allure professionnelle et vendraient le produit comme étant le leur à des sommes très profitables afin de combler le désir d’avoir un document pouvant être archivés par certaines personnes.

 

De mon point de vue, le téléchargement est assurément le futur de la musique. De plus, il est une bonne chose pour les nouveaux groupes à petit budget qui peuvent maintenant se faire leur propre publicité sur internet et offrir leurs produits sans avoir à débourser une somme souvent trop élevée pour payer la maison de distribution et tout ce qui vient avec la mise en marché d’un disque. À l’autre extrémité, ceci est moins bon pour les « méga-vendeurs » qui perdent une grande part de marché de leur vente de CD avec le piratage, mais qui grandissent probablement les foules assistant à leurs spectacles. Pour finir, je parierais sur le fait que nous allons bientôt assister à la sortie CD de cette œuvre dans tous les magasins à grande surface.

RadioH

Voici une petite réflexion suite à l’écoute du film Network de Sydney Lumet.

Le film parle d’un réseau de télévision dont l’émission de nouvelle connait une chute des cotes d’écoute. Ils décident alors de congédier l’animateur, Howard Beale, en lui donnant une notice de 15 jours. Dans l’émission du jour suivant, Howard annonce en direct qu’il va se suicider durant cette émission avant son départ, ce qui cré tout un émoi auprès de la population. Les dirigeants le congédient alors de ce fait et Howard commence à devenir un peu fou. Cependant, les hauts dirigeants voient vite la possibilité d’augmenter les cotes d’écoute et par ce fait faire beaucoup d’argent en le remettant en onde. Ce qui se produit. Cependant, au fil du temps, l’émission commence à perdre de la popularité et Howard commence à s’attaquer aux grosses compagnies dirigeant le réseau même. Les dirigeants décident alors d’organiser son attentat en direct afin de se débarrasser de lui tout en créant un autre phénomène télévisé dans le but d’augmenter les cotes d’écoute et de faire un coup d’argent.

Ce film nous montre donc le contrôle qu’a la télévision sur la population. Par exemple, Howard dans son émission demande à la population d’envoyer des millions de télégraphes à la maison blanche dans le but d’annuler la vente d’une méga compagnie à l’étranger, ce qui réussit. De nos jours, est-ce que les médias ont toujours autant d’influence ? De plus, dans Network c’est une multinationale qui contrôle l’univers de la télévision donc est-ce les médias qui ont une influence sur la population ou est-ce les grosses compagnies qui tentent de prendre contrôle de la population par ce biais?

Il y a aussi un des discours d’Howard qui mentionne que la population est déshumanisée, qu’elle est composée d’humanoïdes créés selon les mêmes principes véhiculés par les médias. Est-ce une théorie qui se tient, est-ce toujours vrai de nos jours ou sommes-nous assez sensibilisés pour ne pas nous faire manipuler par les médias et les multinationales?

De plus, ce film présente une critique de la société régie par l’argent. Comme le dit le discours d’un des hauts dirigeants qui fait la morale à Howard Beale après sa critique contre la compagnie à qui appartient le réseau télévisé : Il n’y à rien d’autre que l’argent (très court résumé du discours).

Finalement, est-ce moralement acceptable d’en venir à tuer quelqu’un afin de faire monter les cotes d’écoute (ou les empêcher de diminuer) pour continuer à faire de l’argent? C’est un problème qui peut toujours être présent de nos jours et qui montre l’influence qu’a le pouvoir et l’argent rendu à un certain point.

Les grandes questions qui nous viennent alors sont :

  • Sommes-nous toujours influençables par les médias?
  • Jusqu’où les médias sont-ils prêts à aller pour nous toucher?
  • Jusqu’où sont-ils prêts à aller pour l’argent?

Network

1997 : Cube, réalisé par Vincenzo Natali.

2002 : Cube² : Hypercube, réalisé par Andrzej Sekula.

2004 : Cube Zero, réalisé par Ernie Barbarash

Trilogie de films canadiens à haut budget et peu connus. Les 3 films parlent d’un groupe de personnes avec chacun une spécificité bien à lui (au niveau psychologique et de ses aptitudes) se réveillant dans une pièce carrée avec une porte sur chaque façade de la pièce (6 portes) sans aucun souvenir de comment ni pourquoi ils sont arrivés la. Ils découvrent vite que chaque porte mène à une autre pièce carrée identique. Cependant, certaines pièces sont bourrées de pièges mortels et donc intraversable. Les personnages tentent donc de trouver une sortie en cherchant des indices et des théories pour sortir et éviter la mort.

Les 3 films sont basés sur le même principe cependant dans Hypercube comme le titre le dit (un hypercube, ou tesseract, est un cube à 4 dimensions), le casse-tête est doublement compliqué puisqu’une dimension toujours incertaine de notre vécu est ajoutée à ce monstre. Dans cube zéro, on voit les personnes en dehors du cube, les personnes qui le gèrent et qui se retrouvent dans le cube pour tenter de sauver ses occupants.

Ce sont de très bons films sur le plan psychologie humaine. Il est intéressant de voir l’évolution psychologique de plusieurs personnes bien distinctes qui sont enfermées dans un endroit clos sans nourritures ni eau, sans aucune notion de temps et soumises à un stress et à une pression constante, voir les théories qui en découlent et les affrontements entre types de personnalité. Il est aussi intéressant de voir ce que le pouvoir et le désir de pouvoir peuvent engendrer.

Je vous conseille fortement cette trilogie, surtout Hypercube, que vous apprécierez encore plus si vous aimez les films psychologiques, qui demandent réflexion, les mathématiques ou simplement les films où la fin est loin d’être donnée toute cuite dans le bec!

Cube Hypercube Cube Zero

Ce film, qui nous présente le média de masse qu’est la télévision vue de l’intérieur, montre l’immense contrôle qui est exercé par ce médium tant au niveau de l’information transmise que sur la population. Toute l’information qui nous est donnée par les médias de masse est avant tout filtrée. Ils ne nous donnent pas un libre accès à l’information, mais nous donnent l’information qu’ils veulent que l’on ait. Pourquoi exercer un tel contrôle sur le contenu? Cela serait comprenable dans certains domaines tels les téléréalités, où le but est de donner un divertissement au consommateur. Il est dans ce cas logique de transformer l’information pour la rendre plus intéressante. Cependant, pourquoi exercer le même genre de contrôle pour les nouvelles? Serait-ce pour l’argent? Pour rallier le peuple à une seule pensée imposée, et par ce fait, approuvée de tous? Pour avoir un certain contrôle sur la population?

On dirait qu’ils veulent nous dire : C’est comme ça que vous allez penser. C’est ce que vous voulez regarder et c’est ce que vous allez regarder.

Je ne regarde plus les nouvelles depuis longtemps puisque je trouve ça ridicule. Ce film n’a fait que prouver en partie ce que je pensais déjà des nouvelles. Les médias nous imposent un contenu parfois faux et parfois sans intérêt en négligeant la vérité ou certains points beaucoup plus importants afin de nous imposer une manière de penser. On dirait qu’ils cherchent à abrutir le peuple afin de mieux pouvoir le contrôler. Ou bien est-ce le contraire? Est-ce le peuple qui demande à voir ces informations puisque c’est ce qui l’intéresse ? Plausible puisque les médias ne sauraient survivre sans un peuple attentif et qui s’intéresse à ce qu’il leur donne.

Ceci pourrait être un bon point de débat : Est-ce que les médias réussissent à “zombifier” la population et à leur faire aimer ce qu’il veut qu’ils aiment ou est-ce le contraire : Les médias s’ajustent-ils à ce que la majorité de la population veut voir et savoir?

Good Night and Good Luck

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